Racine de moins un
Une série d'émission de critique des sciences, des technologies et de la société industrielle réalisée par Bertrand Louart.
Toutes les émissions de cette catégorie :
Racine de moins un
(RMU n°83 - 60 mn) Aurore Stephant, ingénieure et géologue minier, spécialiste des activités minières et de leurs impacts humains, sanitaires, sociaux et environnementaux, membre de l’Association SystExt (Systèmes extractifs et Environnements), expose les enjeux autour de la "Ruée minière au XXIe siècle : jusqu'où les limites seront-elles repoussées ?".
Le monde fait face à une demande croissante en ressources minérales dans tous les secteurs, en particulier ceux de la construction, du transport, de la défense, de l’approvisionnement en énergie ou encore des technologies de l’information et de la communication. Si la mine a servi toutes les révolutions industrielles, il est désormais attendu qu’elle soit plus que jamais sollicitée pour l’avènement de la Révolution 4.0, celle de la "dématérialisation", des énergies "propres" et des technologies "vertes". Ce modèle de développement repose sur l'intensification de l'industrie minière, qui est l'une des activités les plus prédatrices et dangereuses. Le secteur est ainsi le plus important producteur industriel de déchets solides, liquides et gazeux, ou encore responsable du plus grand nombre de conflits socio-environnementaux. Dans un contexte de diminution des teneurs et de raréfaction des gisements facilement exploitables, il en résulte une augmentation exponentielle de la consommation d’eau et d’énergie, ainsi que des impacts environnementaux et sociaux. Jusqu'où toutes ces limites seront-elles repoussées pour répondre à une consommation de métaux démesurée ?
Illustration :
Mine de cuivre de Palabora, Afrique du Sud :
À gauche : représentation imagée de la quantité de cuivre métal produite par la mine jusqu’à environ 2007 (© Dillon Marsh - dillonmarsh.com).
À droite : Vue satellitaire de la mine et mise en évidence de l’emprise en surface des déchets miniers (Création SystExt, septembre 2021).
Livre écrit en collaboration avec l'association SystExt : Mauvaises mines.
Lien alternatif : Ruée minière au XXIe siècle.
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(RMU n°82 - 61 mn) Conférence de Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, des techniques et de l’environnement et chercheur au CNRS, sur le thème « la transition énergétique : de l’utopie atomique au déni climatique ».
Cette conférence résume deux articles que notre historien a publié ces derniers temps :
Pour une histoire des symbioses énergétiques et matérielles, janvier 2021.
La « transition énergétique », de l’utopie atomique au déni climatique, USA 1945-1980, juin 2022.
Articles réunis en une brochure (60 p., A5) : L'invention de la « transition énergétique ».
Lien alternatif : Les utopies atomiques dans l’invention de la « transition énergétique ».
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(RMU n°80 - 65 mn) Voiture électrique, 5G, avion à hydrogène, capture du CO2, énergies renouvelables : pour beaucoup, et particulièrement les dirigeants, le progrès technique nous sauvera du péril climatique sans remettre en cause la croissance économique. D’où cette question : le progrès technique est-il une idéologie ?
Pour y répondre, voici un entretien avec François Jarrige, professeur d’histoire à l’Université de Bourgogne, spécialiste de l’industrialisation et auteur notamment de Technocritiques, du refus des machines à la contestation des technosciences, La Découverte, 2016.
Suivi d’une brève présentation de son dernier livre On arrête (parfois) le progrès. Histoire et décroissance, L’Échappée, octobre 2022.
Lien alternatif : L'Idéologie du progrès technique.
Pour en savoir plus : L'Idéologie du progrès technique.
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(RMU n°79 - 62 mn) Dominique Pestre, historien des sciences, donne une conférence intitulée Guerre et science : un pacte indéfectible ?
400 ans d'histoire partagée... Entre la science et la guerre, l'alliance est ancienne. Certes, les sciences font souvent l'objet d'applications pratiques, pour le meilleur ou pour le pire, mais selon une opinion répandue, elles constitueraient des connaissances déconnectées de toute intervention. On peut se demander si cette perception n'est pas infiniment trompeuse. Pour qui regarde les choses telles qu'elles furent historiquement, les sciences apparaissent plutôt comme des systèmes de savoirs et de pratiques visant à maîtriser le monde naturel et humain, visant certes à comprendre la nature, mais aussi, et indissociablement à agir sur elle, à la modifier - et à faire la guerre.
Amy Dahan et Dominique Pestre (dir.).
Les sciences pour la guerre. 1940 - 1960
Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, Paris, 2004.
Lien alternatif : Guerre et science.
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(RMU n°77 - 59 mn) Barbara Stiegler, professeure de philosophie politique à l'université Bordeaux-Montaigne, analyse comment les cabinets de conseil comme McKinsey ou la BVA Nudge Unit, se basant sur les sciences comportementales ont inspiré la gestion de l'épidémie de Covid-19 ces dernières années. Et plus généralement comment l'idéologie des biais cognitifs et des "nudges" constituent des éléments pseudo-scientifiques servant à justifier la forme autoritaire que prend le libéralisme aujourd'hui.
Conférence tenue dans le cadre de la Fabrique du citoyen 2022 le 7 avril 2022, animée par Manon Delobel.
SOMMAIRE DES QUESTIONS :
00:03:26 Qu'entendez-vous par l'idéologie des biais cognitifs ?
00:16:58 Que devient la démocratie face à un discours qui dévalorise les capacités de jugement politique des populations ?
00:22:20 Y a-t-il des bons et des mauvais usages des biais cognitifs ? Que sont les "nudges" ?
00:41:49 Gérald Bronner, la commission "les lumières à l'ère numérique" et réseaux sociaux.
00:51:48 Fin
Lien alternatif: L'idéologie du libéralisme autoritaire.
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(RMU n°78 - 52 mn) Thierry Ribault, chercheur en sciences sociales au CNRS, présente son ouvrage Contre la résilience. À Fukushima et ailleurs, publié aux éditions L’Échappée en 2021 lors de son passage dans les studios de Radio Zinzine le 24 juin 2022.
Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l’accommodation intégrale, l’« élément humain » encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de « rebondir » à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l’origine de son bonheur, l’assujettissant ainsi à sa condition de survivant.
Il est coauteur, avec Nadine Ribault, de Les Sanctuaires de l’abîme. Chronique du désastre de Fukushima, éditions de l’Encyclopédie des Nuisances, 2012.
Voir notre recueil d’articles Contre la résilience.
Lien alternatif : Contre la résilience.
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(RMU n°76 - 63 mn) Céline Lafontaine présente son ouvrage Bio-objets, Les nouvelles frontières du vivant, Seuil, mars 2021.
À l’heure où l’on s’inquiète de l’avenir de la biodiversité, de nouvelles formes de vie éclosent chaque jour dans les laboratoires du monde globalisé. À mi-chemin entre le biologique et l’artificiel, les bio-objets (gamètes, embryons, cellules souches) sont les descendants directs des technologies in vitro qui ont permis de cultiver des cellules et des tissus vivants.
Or ces entités biologiques sont, malgré leur omniprésence, des objets insaisissables dont la vitalité brouille de manière concrète le découpage culturel entre sujet et objet, entre nature et artifice, entre humain et non-humain. Dotés d’une très grande plasticité, ils peuvent être congelés, modifiés, transplantés, transportés et échangés. En quoi leur production croissante transforme notre rapport au vivant et à l’identité corporelle ? Quelles implications matérielles, économiques, sociales et culturelles sous-tendent leur prolifération?
À partir d’exemples tirés de la médecine reproductive, du génie génétique et d’une enquête menée auprès de chercheurs en bio-impression, Céline Lafontaine, sociologue à l'université de Montréal (Québec), insistera sur le fait que les produits de la culture in vitro ne sont justement pas des objets comme les autres, du seul fait de leur vitalité biologique.
Lien alternatif : Bio-objets et civilisation in vitro.
Plus d'info sur Bio-objets et civilisation in vitro.
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(RMU n°75 - 57 mn) Quelles sont les alternatives concrètes proposées par l'écoféminisme ? Quelle autre organisation politique de la vie et des rapports à la nature est possible ? Comment le travail de subsistance peut-il devenir un facteur d’émancipation ? La sociologue Geneviève Pruvost, qui a publié Quotidien politique - Féminisme, écologie, subsistance aux éditions de La Découverte en septembre 2021, montre que la fabrique du quotidien peut être un enjeu révolutionnaire.
Lien alternatif : Quotidien politique.
Plus d'info sur Quotidien politique.
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(RMU n°74 - 62 mn) Aurélien Berlan présente son ouvrage Terre et Liberté, la quête d’autonomie contre le fantasme de délivrance, publié aux éditions La Lenteur en novembre 2021. Rencontre organisée par le Café Librairie Michèle Firk à Montreuil le 27 novembre 2021.
Quel est le lien entre l’impasse socio-écologique dans laquelle nous nous enfonçons et la conception moderne de la liberté? Pour quelles raisons la question écologique ne peut-elle être pleinement comprise qu’en lien avec la question sociale, celle de l’exploitation et de la domination des humains? Et quels sont les tenants et aboutissants, philosophiques et politiques, de l’aspiration à l’autonomie (matérielle et politique) qui traverse l’écologie politique et certains mouvements emblématiques de la lutte contre le capitalisme globalisé?
C’est à ces questions qu’Aurélien Berlan tente de répondre dans cet essai limpide. Il y montre que, derrière les conceptions modernes de la liberté, qu'elles soient libérales ou marxistes, se cachait en fait une aspiration à la délivrance qui plonge ses racines loin dans l’histoire de l’humanité, et dont les implications sociales et écologiques sont délétères. Et que ce désir diffus d’être déchargé des nécessités matérielles et sociopolitiques de la vie quotidienne s’est imposé contre une tout autre conception de la liberté, qui renaît de ses cendres aujourd’hui: l'autonomie au sens de la reprise en charge de nos conditions de vie. Si l’on veut préserver à la fois la terre et la liberté, c’est avec cet imaginaire qu’il nous faut renouer.
Bonnes feuilles : Autonomie : l’imaginaire révolutionnaire de la subsistance.
Lien alternatif : Terre et liberté.
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(RMU n°73 - 59 mn) Compter, gérer, exploiter, ainsi va la mégamachine bureaucratique.
Pourquoi résister à l’informatisation du monde ? Comment l’économie règne aujourd’hui sur nos vies ? Pourquoi les écologistes doivent critiquer radicalement la technologie et la société industrielle de masse ? Comment s’en défaire ?
Ce sont les questions que nous sommes allés poser à Matthieu Amiech, une des plumes du groupe Marcuse qui a signé le livre La Liberté dans le coma en 2013 (réédition 2019). Il participe également aux éditions La Lenteur et au groupe Écran total de résistance à l'informatisation et à la gestion de nos vies.
Lien alternatif : Compter, gérer, exploiter.
Plus d'infos sur le blog Sniadecki.
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(RMU n°72 - 75 mn) Deux intervenants font un exposé sur le thème "Déboulonner la Mégamachine" à partir de leurs ouvrages respectifs dans le cadre d'une rencontre organisée par l'Atelier d'écologie politique (Toulouse) en octobre 2021.
D'abord Aurélien Berlan, docteur en philosophie, auteur de Terre et liberté. La quête d’autonomie contre le fantasme de délivrance (La Lenteur, 2021, 220 pages),
Ensuite Fabian Scheidler, philosophe et dramaturge allemand, auteur de La Fin de la Mégamachine. Sur les traces d'une civilisation en voie d'effondrement (traduit de l'allemand par Aurélien Berlan, Seuil, 2020, 620 pages).
Nous ressentons toutes et tous un sentiment d’impuissance face à la « mégamachine », le complexe capitaliste et industriel dans laquelle nos sociétés sont engluées, ainsi qu’à la difficulté à imaginer une alternative à ce système. Fabian Scheidler et Aurélien Berlan donnent à travers leurs ouvrages des pistes pour déboulonner cette « mégamachine ».
Un extrait du livre d'Aurélien Berlan: Autonomie : l’imaginaire révolutionnaire de la subsistance.
Une présentation du livre de Fabian Scheidler: La Fin de la Mégamachine.
Lien alternatif: Déboulonner la Mégamachine.
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(RMU n°71 - 59 mn) Renaud Garcia, professeur de philosophie dans un lycée à Marseille, fait un exposé dans le cadre des rencontres du groupe Ecran Total qui entend résister à la gestion et à l’informatisation de nos vies.
L’anticapitalisme ou la critique du capitalisme, sous les formes de la dénonciation du profit, des marchés, de la finance et des banques, aussi légitime soit-elle, peut ne jamais toucher au cœur de la dépossession universelle qui s’étend depuis plus de deux siècles, à savoir le mode de vie fondé sur le salariat et l’industrie qui permet la production en masse des marchandises.
Il est donc nécessaire d’élargir la critique sociale, en lui adjoignant une critique culturelle des grandes organisations, du machinisme et de la représentation scientifique du monde.
Lien alternatif : Anti-industrialisme ou anti-capitalisme ?.
Texte de l'intervention et autres documents sur Sniadecki.
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(RMU n°70 - 58 mn) Nicolas Decôme nous présente l'Atelier Paysan, cette coopérative d'autoconstruction de matériel agricole. La coopérative vient de publier deux ouvrages collectifs, l'essai politique Reprendre la terre aux machines, Manifeste pour une autonomie paysanne (Seuil, mai 2021) et un premier rapport d' Observations sur les technologies agricoles publié en auto-édition.
Nicolas Decôme expose les analyses et les proposition de l'Atelier Paysan. Il revient sur l'histoire de notre complexe agro-industriel et ses conséquences sur le monde paysan. Il estime qu'une refonte générale du système de production agricole est nécessaire, ainsi qu'un autre rapport à l'alimentation.
Cet enregistrement est issu d'un exposé faite dans un lycée, et donc il a un caractère très pédagogique!
Lien Alternatif : RMU 070 - Pourquoi l'Atelier Paysan.
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(RMU n°69 - 63 mn) Robots désherbeurs, drones pour connaître l’état des cultures à distance, tracteurs guidés par satellite, rations et médicaments distribués automatiquement, l’ « agriculture connectée » serait une évolution inéluctable et la solution pour relever les défis auquel fait face le monde agricole aujourd’hui. Quels sont les enjeux de cette nouvelle offensive technologique ? Quelles conséquences peut-on en attendre sur la vie et le travail des agriculteurs, sur leur situation économique et foncière, et sur l’ensemble du modèle alimentaire ?
Intervenants : Elie Parachini est paysan-boulanger. Matthieu Amiech est éditeur et auteur de livres sur le divorce entre progrès technique et progrès humain. Ils habitent tous les deux dans le Tarn, où leurs interventions ont été enregistrées en novembre 2019. Une conférence débat proposée par l’Atelier paysan, dans le cadre d’une tournée dans tout le pays La technologie va-t-elle sauver l’agriculture ?
Suivi d’une brève présentation de l’ouvrage de L’Atelier Paysan, Reprendre la terre aux machines, manifeste pour une autonomie paysanne et alimentaire, éd. Seuil, coll. Anthropocène, paru en mai 2021 (288 pages, 20 €) par Emmanuel Aze et Hugo Persillet.
Lien Alternatif : RMU 069 - Des robots pour sauver les agriculteurs ?.
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(RMU n°68 - 81 mn) Contre le totalitarisme numérique : une critique du numérique et de la société qu’il fait advenir d’un point de vue écologiste et libertaire. Un critique du capitalisme et de son accélération, du colonialisme et de l’extraction des métaux comme des données. L’industrie électronique analysée comme un programme extra-terrestre qui sacrifie la planète, la vie sociale et la liberté.
Cet émission est la captation d’une conférence enregistrée le 9 juin 2021 à La Parole Errante à Montreuil, mise en forme par l'équipe du Blog Floraison. Il s’agit d’un séminaire de la revue d’écologie politique Terrestres, revue des livres, des idées et des écologies.
Les interventions que vous allez entendre avaient pour thème : «Technocritique et pensée écologique» avec trois intervenants, dans l’ordre : François Jarrige, Matthieu Amiech et Célia Izoard.
Lien alternatif : RMU 068 - Contre le totalitarisme numérique.
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(RMU n°67 - 59 mn) Pour Julien Mattern, Maître de conférence en sociologie à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, « l'idée que jusque dans les années 1980, la société occidentale était dans une forme d'extase progressiste est une idée reconstruite ». En effet, dès le XIXe siècle, les sociologues classiques constatent les effets néfastes du progrès tout en se résignant à l'embrasser.
Julien Mattern illustre ce rapport paradoxal de la sociologie au progrès, par la pensée d’Émile Durkheim : alors que ce sociologue français de la seconde moitié du XIXe siècle observe l'explosion du taux de suicides à son époque, il établit que le progrès est une loi de la nature qui s'impose aux hommes. Si le présent semble si chaotique, c'est parce que le monde est en transition. Georges Friedmann, sociologue du XXe siècle, déplore la perte de contact avec la Nature, même s'il juge lui aussi qu'elle est inéducable.
Pour Julien Mattern: « l'adhésion des classiques au mythe du progrès relève d'un pari : celui que l'on peut sortir par le haut en opérant la transition la plus harmonieuse possible humanisant le progrès. »
Le texte de cette conférence, revu et augmenté, est disponible dans la revue L'Inventaire n°9, automne 2019, avec pour titre "La transition perpétuelle ou le pari perdu de la sociologie dominante".
Lien Alternatif : RMU 067 - Le mythe du progrès en sociologie.
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(RMU n°66 - 53 mn) Renaud Garcia, professeur de philosophie dans un lycée à Marseille, présente le contenu de son dernier livre intitulé La collapsologie ou l'écologie mutilée publié en octobre 2020 aux éditions l'Echappée, durant les rencontrés d'été organisées par l'association Crise & Critique en 2020.
Renaud Garcia fait dans cet ouvrage une critique de la collapsologie au nom d'une écologie radicale, c'est-à-dire qui n'oublie pas la critique de la société capitaliste et industrielle.
Renaud Garcia collabore également à la revue de recherches et d'expressions anarchistes Réfraction et il a coordonné la rédaction de son n°44 (printemps 2020) qui contient un dossier sur la critique de la collapsologie, avec des articles de différents auteurs et une interview d'un Gilet Jaune qui se réclame de la collapsologie.
Voir également le texte de Bertrand Louart, La collapsologie: start-up de l’happy collapse, 2019.
Lien alternatif : RMU 066 - La collapsologie ou l'écologie mutilée.
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(RMU n°65 - 51 mn) L’affaire Terminator et la contestation des OGM ont révélé au grand public que les grands semenciers sont prêts à tout pour empêcher les agriculteurs d’utiliser le grain qu’ils récoltent. Mais pour Jean-Pierre Berlan, ancien économiste de l’INRA, cette confiscation du vivant à des fins de profit ne date pas d’hier.
Dans La Planète des clones (éd. La Lenteur, 2019), il montre que la grande innovation agronomique du XXe siècle, le maïs hybride, relève de la même logique : faire croire que les semences mises au point par des chercheurs sont plus productives que le grain récolté dans les champs. Ce livre se lit comme une enquête policière et démasque l’imposture du progrès le plus célébré de la science agronomique.
Une conférence donnée dans le cadre de l’Atelier paysan à Cesseras (34) le 19 décembre 2019.
Lien Alternatif: RMU 065 - La Planète des clones.
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(RMU n°64 - 47 mn) Lecture d'extraits de l'ouvrage de Damien Lelièvre, Force de vente, dans la peau d'un conseiller financier publié aux éditions Le Monde à l'envers, mars 2020.
Comme tout le monde, Damien Lelièvre déteste les banques. Mais il est conseiller financier. Il nous offre une visite dans les coulisses des banques, entre techniques de vente manipulatrices, pression hiérarchique et ravages du numérique.
Présentation par l'éditeur: Force de vente.
Lien alternatif: RMU 064 - Force de vente.
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(RMU n°63 - 72 mn) Présentation du second volume de l'ouvrage Le Monde en pièce, pour une critique de la gestion (éd. La Lenteur, 2019) par Nicolas Eyguesier (édition La Lenteur) et David Gaboriau (sociologue du travail).
Par une collection de textes basés sur des cas précis d'informatisation (l'apiculture, la vocation d'informaticien, la commande vocale dans les entrepôts de la grande distribution), cet ouvrage montre que la numérisation détruit ce qui peut être encore sauvé dans les différents métiers, intensifie le travail, isole les individu et robotise les rapports sociaux.
Loin d'être un processus neutre, ou une solution aux problèmes sociaux de notre époque, l'informatique répond à des intérêts bien précis. Cela peut et doit être stoppé: c'est ce que nous enseigne notamment l'opposition aux compteurs Linky.
Présentation de l'ouvrage.
Lien alternatif : RMU 063 - Le Monde en pièces.
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