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Specials

Des émissions sur des sujets divers et variés, réalisées par les animateur·euses de Radio Zinzine.

Toutes les émissions de cette catégorie :

Photo de Festival Jusqu'au Vallon

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On apprend beaucoup de choses au Festival Jusqu'au Vallon, rencontre organise par l'association Cultures vivaces autour de l'agro-foresterie. Cela se déroulait à Forcalquier mi-septembre dans le Vallon de Charembeau et dans la Bergerie St Lazare. Nous écoutons quelques intervenant.es: Pour commencer le fameux paysagiste philosophe Gilles Clément nous parle de son jardin de la Creuse qui lui a permis d'expérimenter au-delà de l'école, de l'étude des comportements des insectes, de la mobilité des espèces végétales, etc.
Puis l'ethnobotaniste Geneviève Michon rappelle que sur 250 000 espèces comestibles dans le monde, les trois quart de notre consommation se résument à une douzaine, et sur cette douzaine ce sont trois espèces, le blé, le maïs et le riz qui dominent ... Elle évoque également l'interaction vitale entre forêts et animaux, y compris les poissons ... Samuel Bonvoisin prend le relais pour nous expliquer en quoi la pluie ne tombe pas du ciel, puisqu'essentiellement le fruit de l'évaporation du sol. D'ailleurs quand on voit des terrains secs on a tendance a estimer que cela est dû au manque de précipitations, mais il n'en est pas moins vrai que si l'on re-végétalisait les sols il s'ensuivrait des pluies vivifiantes. Au passage on apprend que les gouttes d'eau se forment autour de micro-particules, y compris de certains virus ...
Claire Moquié pour sa part revient sur les diverses façons de cuisiner certains fruits de la forêt, à commencer par le gland.
Enfin Gilles Peyrolle, adjoint au maire de Mouans-Sartoux revient sur la ferme municipale, une première en France qui en a inspiré une centaine d'autres, permettant une bonne qualité alimentaire des élèves de la ville à partir des produits locaux ...

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Photo de L’évaluation entre les lignes

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Un entretien avec Léo Walter, ancien député LFI du 04 et toujours enseignant du primaire et syndicaliste. Alors qu'une extension des évaluations scolaires se met en place en cette fin 2024, il précise d'entrée qu'il n'est pas contre le principe de l'évaluation en soi, mais contre l'orientation qui lui est donnée, c'est-à-dire techniciste, réductrice et prétexte à déposséder les enseignants de leur autonomie personnelle et de leur pratique collégiale au profit de directives gouvernementales néolibérales.
Telle est la logique essentiellement initiée par J-M. Blanquer en son temps, et qui réduit les matières a évaluer à deux: les maths et le Français. Et les deux matières en question sont elles mêmes réduites à leur interprétation la plus utilitariste.
Mais au fond ce que veulent les élites politiques actuelles, c'est une école à deux vitesses: une fabrique de gens disciplinés et utiles issus du peuple, et des écoles privées, aux enseignements riches et diversifiées pour les classes dites supérieures .
Tout cela et d'autres logiques de cette évaluation partielle et partiale ne sautent pas aux yeux des non-initiés, il est donc instructif d'écouter un professionnel expérimenté comme Léo pour bien le réaliser ...

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Photo de Pas de panneaux dans nos forêts

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Deux entretiens réalisés lors de la rencontre organisée mi-septembre près de Limoges par l'association Canopée Forêts Vivantes. Parmi les menaces qui pèsent sur les forêts en France il y a un phénomène nouveau, celui de la déferlante de projets de parcs photovoltaïques sur les espaces naturels et forestiers. Raphaël Kieffert du SNUPFEN, principal syndicat à l'Office National des Forêts, nous parle des luttes dans le Jura contre deux projets sur plusieurs dizaines d'hectares de forêt. Ensuite, Alexis Decousso, chercheur à INRAE à la retraite, dénonce ce même phénomène, encore bien plus massif, dans les Landes : le projet Horizeo sur plus de 600 hectares de plantations de pins maritimes, et un projet nébuleux sur 6000 hectares! Raphaël Kieffert parle aussi de la lutte de son syndicat contre la réduction du budget et du personnel à l'ONF, et Alexis Decousso évoque la situation après les graves incendies dans les Landes où les propriétaires forestiers ne tirent pas les leçons de ces drames, persistant avec un modèle voué à la catastrophe.

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Photo de Médias indépendants

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A l'occasion de la rencontre Agir pour le Vivant, à Arles fin août, nous interviewons des membres de médias indépendants présents:
L'Arlésienne, publication d'opposition locale qui a une belle dimension artistique, notamment au niveau de la mise en page photographique; La revue Pays, qui s'imprègne d'un pays au sens régional, voire d'un quartier, et qui en cherche la globalité et la profondeur; La disparition, qui est en fait une lettre développée envoyée à un réseaux d'abonnés sur une disparition ou une autre, qui peut aller d'une personne à une culture, un mode de vie etc, et qui est souvent le fruit de suggestions de lectrices et lecteurs; et enfin Censored, un magazine féministe et queer à longue temporalité issu de la complicité de deux soeurs. Il a émergé en réaction à certaines censures arbitraires sur le net, avec la volonté de recourir au papier pour "faire archive", faire entendre de nouvelles voix, avec un soucis esthétique et une sensualité, tout en faisant des ponts avec d'autres luttes sociales, identaires et culturelles.
A chaque fois ce sont de belles propositions, pas main stream pour un sous, mais originales, libres et stylées...

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Photo de La saison 2024–2025 du Théâtre Durance

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Le Théâtre Durance, un théâtre ouvert
Une scène pluridisciplinaire, une fabrique artistique, un espace de rencontre entre les habitants et les artistes.

Un aperçu du programme.

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Photo de Travail et crise écologique

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Un entretien avec Marie-Anne Dujarier, professeure de sociologie à l’université Paris Cité, rencontrée lors du festival "Agir pour le vivant" fin août à Arles, où elle est intervenue dans une table ronde "Des alliances à l'oeuvre - Comment faire de la réorganisation de la production un point de convergence permettant de penser une écologie sociale et populaire?" Pour commencer, elle évoque les nombreuses significations du concept travail, souvent totalement contradictoires. Elle s'étonne de l'obstination des cercles économiques et politiques qui persistent à poursuivre mordicus des activités totalement destructrices pour notre planète.

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Photo de Rencontre avec une philosophe anarchiste

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Un entretien avec Catherine Malabou, philosophe féministe française, qui se penche de plus en plus sur l'anarchisme depuis 10 ans, à un tel point qu'elle se déclare aujourd'hui anarchiste. Elle a publié deux livres sur le sujet : "Au voleur! Anarchisme et philosophie" (PUF 2022) et "Il n'y a pas eu de révolution : Réflexions anarchistes sur la propriété et la condition servile en France" (Rivages, 2004). Nous l'avons rencontrée lors du festival "Agir pour le vivant" fin août à Arles.

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Photo de Etudiant·es pour la palestine

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Nous écoutons Yasmine, étudiante à la Sorbonne et petite fille de Palestinien.nes expulsés de Haïfa en 1948 lors de la création d'Israël. Elle nous explique comment toute une mouvance d'étudiants de Paris se sont mobilisés à partir de novembre en réponse à une appel d'étudiants de l'université palestinienne de Bir Zeit.
Pour elle et ses ami.es il s'agit non seulement d'informer sur la gravité de la situation à Gaza et en Palestine en général, mais aussi de d'agir, notamment en dénonçant les liens entre certaines université françaises et les universités israéliennes compromise dans l'effort ou la propagande de guerre du gouvernement israélien.
Yasmine nous explique également les débats les prises de positions de sa génération et cela donne impression d'une grande vitalité et humanité. Mais ils et elles sont aussi parfois en butte à des tracasseries et attaques.
Ainsi elle nous précise les dessous du mini scandale qui a visé des étudiants de Science-Po qui avaient refusé l'entrée d'une conférence à une étudiante, qui ensuite les avait accusé d'antisémitisme, ce qui avait été jusqu'à provoquer la venue du premier ministre Attal sur place. Mais notre interlocutrice revient sur ce qu'elle considère comme un épiphénomène monté en épingle alors que le fille en question avait provoqué plusieurs troubles déjà auparavant dit-elle, jusqu'à photographier systématiquement les étudiants pro-Palestiniens et amener des gens qui avaient provoqué une bagarre précise-t-elle, ce qui justifiait à ses yeux qu'on lui refuse l'entrée. Des étudiant·es sur les barricades de la solidarité en somme ...

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Photo de La Palestine en réflexion, avec Henry Laurens.  3ème partie.

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Henry Laurens, grand historien de la Palestine, nous dit d'entrée : Il faut être technique ! Le sionisme n'aurait pas émergé sans l'expansion des chemins de fer et des voyages maritimes, qui permirent aux Juifs du monde, notamment de l'Est de venir en Palestine au XIX ème et début du XX ème siècle ... Puis il décline la multiplicité des identités juives et comment celles-ci se sont résumées à la croyance, et surtout la relation à la Shoah et à Israël à partir des années 1945-50.
Il y avait bien au début des personnalités juives tel l'écrivain Zangwill qui clamait que la terre de Palestine n'était pas "une terre sans peuple pour un peuple sans terre", mais le sionisme issu de Herzl qui voulait un projet exclusivement juif en Palestine s'est imposé, et encore en 1970 la première ministre Golda Meïr considérait que les Palestiniens n'existaient pas en tant que peuple, juste des individus habitants... La question juive était devenue un problème arabe depuis longtemps, Laurens estime que l'origine du conflit remonte à 1908, année des premiers affrontements. Mais depuis le 7 octobre 2023 la question juive se repose autrement, en problème aussi, car Israël ne peut plus se poser en refuge, mettant au contraire en danger les Juifs de la diaspora.br/> L'émission se termine par la thèse de l'historien Shlomo Sand sur l'imaginaire et les nations, puis l'évolution des status des Juifs en France à travers l'histoire ... L'érudition de notre interlocuteur nous fait voyager dans le temps, l'espace et les populations ...

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Photo de La bataille pour le Marais Poitevin

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Un entretien avec Jean-Jacques Guillet et Hélène Girard, deux militant.es de la première heure de la lutte contre la destruction du Marais Poitevin, la deuxième zone humide de la France. Elle est asséchée et ravagée par les appétits de l'agriculture hyperproductiviste (maïs, céréales) destinée à l'exportation. Cette lutte est devenue très connue grâce aux mobilisations contre les mégabassines, suivie du Convoi de l'Eau en 2023 et le Village de l'Eau cet été. Hélène et Jean-Jacques expriment leur colère et désarroi face à cette destruction, mais aussi leur détermination de poursuivre leur combat. Nous vous recommandons le documentaire "De l'eau jaillit le feu" de Fabien Mazzocco où vous pouvez retrouver Jean-Jacques Guillet, Julien Le Guet et d'autres militants de Bassines Non Merci.

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Photo de Retour au pays d'une péquenaude

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Un entretien avec Juliette Rousseau, autrice et éditrice, réalisé lors du Festival "Agir pour le Vivant" qui a eu lieu fin août à Arles.
Confrontée à un monde où tout part en vrille, Juliette nous parle de l'importance d'un attachement au territoire. Elle a grandi dans une région en Bretagne fortement marquée par l'agriculture industrielle. Jeune, elle est partie de chez elle, dégoûtée. Un séjour de deux ans à la zad de Notre Dame des Landes, à 50 km de là où elle est née, l'a aidé à prendre la décision d'y retourner.
C'est le sujet de son dernier livre "Péquenaude" édité par Camborakis.

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Photo de Festival Blues et Polar 2024

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Nous nous rendons à la Chapelle Toutes Aures pour le vingtième festival Blues et Polar en cette fin août.
Outre les auteur/trices que l'on retrouvera dans l'émission Un livre Un jour, nous rencontrons ici plus longuement trois invité·es de l'événement: Jérémie Claes, qui avec L'horloger nous parle d'un homme qui a dû se planquer quelque part en Provence pour avoir enquêté sur des fachos impliqués dans l'affaire du Capitole aux USA. Jérémie est particulièrement sensible à l'hypothèse fasciste qu'il est lui-même descendant de "Justes" à Bruxelles ...
Puis nous retrouvons Christelle Rotach, ex directrice de prison, notamment des Baumettes à Marseille, qui nous fait part de son expérience à partir de son livre Directrice de prison, tout ce qu'on ne peut pas dire, concernant la complexité de la vie carcérale, la relation aux hommes, les ressorts de la violence, l'ambiguïté du terme radicalisation, le manque de prise en compte psychiatrique etc,
Enfin c'est Eric Emeraux, ancien militaire et flic enquêteur qui nous parle des grands criminels de guerre de Bosnie ou du Rwanda qu'il a dû traquer pour la Justice internationale, et des connaissances en criminologie dont on dispose aujourd'hui en la matière, et qu'il a étudié à la lumière de son expérience, ce qui lui inspira un essai : La traque est mon métier, puis un polar : Quand l'abime te regarde.
Des rencontres passionnantes sur aléas des êtres humains ...

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Photo de La Palestine en réflexion, avec Henry Laurens.  2ème partie.

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Nous retrouvons Henri Laurens professeur au Collège de France et grand historien de la Palestine, sur la difficulté de trouver un terrain d'entente entre Musulmans Jiufs et Chrétien au niveau des références sacrées religieuses. Puis la question du droit international qui se réveille avec la récente décision de la Cour Internationale de Justice de condamner fermement la colonisation et l'occupation de la Palestine par Israël. Israël a la force et pas le droit, les Palestiniens ont le droit et pas la force résume notre interlocuteur, pour qui toute négociation doit viser à résoudre cette contradiction.
Pour Henri Laurens il est clair que désormais Israël ne peut plus faire preuve d'indépendance puisque toute sont offensive, la guerre et les massacres, repose sur les soutiens internationaux, notamment des USA. De même cet état ne peut plus prétendre être le refuge des Juifs du monde puisque sa fuite en avant met en danger la diaspora par contrecoup. Mais ce qui se paye aujourd'hui est aussi un retour de flamme de 1948 et 1967, dans la logique d'un état juif dans le monde arabe qui pouvait difficilement se réaliser sans exclure une grande partie des Arabes.
Est-ce que par ailleurs, comme le prétendent certain.es, il existe un antisémitisme spécifiquement arabe ? Pas à l'origine puisqu'il n'existe pas de fondement théologique, comme dans l'antisémitisme chrétien. Et à l'époque des puissances musulmanes on se méfait plus des chrétiens qui avaient des liens avec des pays étrangers que des Juifs. Au début du XXème siècle les frères musulmans voient même dans l'émergence du sionisme un modèle politique à suivre.
Mais à la période du nationalisme arabe et avec l'ascension d'Israël des pulsions anti-juives ont lieu: on accuse des Juifs d'être des agents du Mossad, en faisant des amalgames avec certains cas. Puis dans une forme de complotisme les Juifs sont associés à la modernité occidentale, intrusive, coloniale ou culturelle, notamment par les islamistes. Le problème est que le "modèle" occidental change tellement vite que cela perturbe les sociétés arabo-musulmanes. Mais est-ce que le syndrome de liberté individuelle, voir aujourd'hui les identités particulières ou les conjugaisons queer sont typiquement occidentales, ou plutôt fondamentalement universelles ? C'est une question bien actuelle ... 45'

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Photo de Foire d'Ongles, la 41 ème

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C'est toujours un plaisir que de se rendre au pied de la montagne de Lure pour la foire agricoles du village d'Ongles. On y croise au hasard une amie ethnobotaniste, un éleveur qui peste contre le loup, un maçon reconverti dans les bijoux en bois, un apiculteur qui aime bien Radio Zinzine, des producteurs bio, un des fondateurs de la manifestation fier des critères d'authenticité des exposants, avec qui on évoque le moment officiel avec les notables du cru et les syndicalistes, moment complexe où la proximité locale humanise, mais peut aussi rendre complaisantes les relations entre sensibilités politiques contradictoires, ce qui ne nous empêche pas de rencontrer ensuite un spécialiste du peintre Fiorio, etc, la biodiversité d'un terroir en somme ...

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Photo de Going Nowhere

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On vous raconte notre expérience au Nowhere Festival 2024, un festival autogéré dans le désert du nord de l'Espagne.
Fête techno, autogestion, tempête de sable, œuvres d'art et de lumières, construction, artmobile et playa...
Plongez avec nous dans l'univers unique de Nowhere !

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Photo de La Palestine en réflexion, avec Henry Laurens.  1ère partie.

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Un entretien avec Henry Laurens, historien professeur au Collège de France, auteur d'une somme en cinq volumes intitulée La question de Palestine. Nous commençons par réfléchir au contexte de l'attaque du 7 octobre et à la définition aléatoire de terrorisme dans sa relation au colonialisme. Puis sur la relation entre l'Europe, les USA et l'URSS concernant la naissance d'Israël, le refus des USA d'accueillir les rescapés juifs ayant contribuer à l'installation en Israël pour beaucoup, faute de choix par ailleurs. Puis la question de l'attaque des pays arabes contre Israël en 1948, qui était surtout le fait d'interventions à la rescousse des Arabes de Palestine ethniquement purifiés dans des territoires qui n'étaient pas encore Israël pour la plupart
Quant au mouvement sioniste il fut effectivement un mouvement de libération nationale, mais qui voyait d'un mauvais oeil les Juifs allemands car trop assimilés: au début du XX ème siècle près de la moitiés des juifs allemand étaient en couple avec des Allemands non juifs, alors qu'en France c'était moins de 10%, paradoxe dans le pays qui perpétra la Shoah ... La naissance d'Israël est-elle essentiellement due à la conjonction du sionisme et de la shoah ? Henry Laurence est nuancé, rappelant qu'aux Nations unies seul le représentant de l'URSS a fait référence à la Shoah lors du partage envisagé de la Palestine. Mais il est clair que la Shoah a contribué à forger l'identité nationale juive d'un peuple qui était très dispersé dans le monde au début du XXème s.
Puis il nous rappelle à quel point les habitants de Gaza de toutes générations ont hérité d'une violence inouïe depuis 1948.
Sans vouloir justifier ou édulcorer les horreurs du 7 octobre il rappelle que les implantations bordant la bande de Gaza, y compris les Kibboutz, sont construits sur des biens spoliés. Et certes Israël a le droit de se défendre, mais il rappelle que de ne pas affirmer que les Palestiniens ont aussi ce droit, c'est se rendre inaudible dans le monde arabo-musulman. Le général Dayan fait partie des responsables israéliens qui l'avaient clairement reconnu en leur temps : "Ils nous en veulent parce que nous prenons leurs terres et nous les chassons de chez eux !". Après une évocation des tentatives négociatrices, telles Oslo et Taba nous réfléchissons à haute voie sur les pistes d'avenir, malgré tout. Un état commun avec une citoyenneté égale ? C'était déjà évoqué dans les années 1030 nous rappelle notre interlocuteur, et c'est souhaitable. Mais les différences de cultures ne seraient pas effacées pour autant. Qui serait la minorité ? Ou comment gérer les références collectives dissemblables, et difficile à partager quand elles sont religieuses ?
Telles sont les questions sur lesquelles nous terminons la première partie de ces entretiens ...

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Photo de En Palestine la tragédie et la résistance perdurent

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Nous accueillons dans le studio Mireille Sève, présidente de l'Association France Palestine Solidarité 04, et Sarah Brochart, membre de l'Union Juive Française pour la Paix. Ensemble nous faisons le point de la situation catastrophique après plus de neuf mois de guerre totale lancée par Israël à Gaza suite à l'attaque massive menée, le 7 octobre, surtout par le Hamas, entachée aussi de crimes de guerre. Les condamnations de plusieurs instances internationales importantes, le rapport de B'Tselem sur la torture dans les prisons israéliennes, l'escalade très grave également Cisjordanie avec presque 600 morts, une augmentation sans précédent des expropriations de terres palestiniennes et d'autorisations de construction de nouvelles colonies... Pour conclure, Mireille et Sarah rappellent les campagnes de solidarité menées par leur organisations : "Garder la terre - un million d'oliviers pour la Palestine" et "Defend Palestine - pour une protection du peuple palestinien" (envoi de délégations internationales sur place) proposées par l'AFPS; et "Urgence Guerre à Gaza" de l'UJFP.

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Photo de Trans d'ici et d'ailleurs

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A l'occasion des quatrièmes rencontres de la Caverne de Bonnieux nous écoutons deux intervenant.es sur les questions de transidentité. Béatrice Denaes fut longtemps un journaliste connu. Mais mal dans une peau qui n'était pas la sienne. D'ailleurs c'est le titre de son livre : Ce corps n'était pas le mien. Ayant un poste important à Radio France elle n'a pas osé transitionner avant sa retraite alors que son être féminin la tiraillait depuis l'âge de 4-5 ans. Aujourd'hui elle est heureuse du changement, de la chirurgie esthétique, d'être enfin elle même. Ayant intégré que ce n'est pas facile pour tout le monde de comprendre cette différence elle a dépassé une susceptibilité, par ailleurs compréhensible, pour expliquer ce que c'est qu'être trans à son niveau
Serge Tcherkezoff lui est anthropologue et il travaille en Océanie dans les îles Samoa. Auteur de Vous avez dit troisième sexe ? Les transgenres polynésiens, il précise que là-bas on ne se dit pas trans puisque l'on considère que l'on a toujours été de tel ou tel sexe au delà des premières apparences et statuts sociaux. Il souligne également que le ressenti de sa véritable identité sexuelle se manifestant bien avant la puberté, il n'y a pas de raison de penser que cela puisse relever d'une homosexualité non avouée, comme cela est parfois invoqué par ceux qui ont du mal a accepter ces réalités. Entre les deux Solar fait quelques commentaires sur les différentes sensibilités trans, lui-même étant favorable à une identité trans et queeer qui ne se contente pas d'être par ailleurs conformiste dans une société capitaliste ...

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Photo de Rancoeur nationale au village

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Dans un village près de Montpellier un couple d'extrême-droite fait de l'entrisme social. Officiellement ces gens et leurs amis ne font pas de politique, d'autant que deux d'entre eux ont été condamnés pour violences dans l'affaire de l'agression de SOS Méditerranée en 2022. Mais dans les faits ils et elles s'activent pour noyauter les associations et créer la leur en tant que "citoyens", à commencer par ce qui touche aux activités scolaires. Partant de là ils sont particulièrement ouverts aux rancoeurs, mésententes banales, rivalités de pouvoirs, orgueils sensibles, émotions des faits divers et autres incivilités. Au passage iels essayent de se faire passer comme victimes lors d'un refus de candidature pour une asso après avoir demander hors délais etc.
Récemment ces gens ont suggéré le lancement d'une milice d'habitants pour remettre les jeunes dans le droit chemin suite à des "incivilités". Des jeunes de Montpellier venus de se baigner étaient mis en cause pour "incivilités". Dans le même élan ces réacs voudraient que l'on supprime l'arrêt de bus de Montepellier dans le village ... Evidemment ils se sentent pousser des ailes depuis le premier tours des Europénnes, mais doivent compter avec la principale association citoyenne du village, qui elle est issue d'une solidarité avec les migrants et qui aujourd'hui active au niveau entraide en général, jardins partagés etc.
Lutter contre cet entrisme exige de renforcer les liens avec la population locale et faire acte de présence comme l'explique un ami actif dans ce village. Il y a du pain sur la planche ... 34'

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Photo de Contestation à l'Inrae

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Un entretien avec Simon Fellous, directeur de recherche à l'Institut National de Recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.
Avec 26 collègues il vient de déposer une candidature collective à la présidence de l'Inrae. Iels défendent un organisme au service de la science et pas de l'agro-industrie. Iels dénoncent un "en même temps" malsain qui se traduit par des recherches utiles et importantes pour le développement d'une agriculture saine et écologique, mais aussi d'autres sur les OGM, la numérique et le robotique.
L'institut se met trop au service du modèle agricole technophile et extractiviste. La direction cède trop souvent aux pressions de la part des syndicats agricoles majoritaires et de l'agrobusiness. Avec ses collègues il revendique une gestion ascendante de l'Inrae par les pairs, de bas en haut, afin que tous les personnels puissent participer à la réflexion et à l'orientation de l'institut.

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