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Des émissions sur des sujets divers et variés, réalisées par les animateur·euses de Radio Zinzine.
Toutes les émissions de cette catégorie :
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Le projet de loi de finance 2025 prévoit une réduction de 30% des fonds alloués au fond de soutien à l'expression radiophonique (fser). Jean-Marc COURREGES-CENAC, co-président des Locals, nous parle des Locales, du fser, de ce projet de loi et des pistes de mobilisation.
Malgré les promesses récentes de la ministre de la Culture Rachida Dati de ne pas y toucher, l'ombre d'un passage en force du budget par un 49.3 continue de peser sur le financement des radios associatives. Restons mobilisé·es.
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Le sociologue Félicien Faury parle de son livre, Des électeurs ordinaires, enquête sur la normalisation de l'extrême-droite ( éd. du Seuil ). C'était à la librairie Transit en septembre 2024.
Partant d'une enquête de six ans menée en Provence, région particulièrement inégalitaire, il commence par souligner que l'électorat RN n'est pas socialement le plus précaire, mais il est d'autant plus sensible aux inégalités qu'il est plutôt désormais en bas des classes moyennes et que ses frustrations ont souvent commencé face à l'échec scolaire, n'ayant souvent pas les moyens matériels ou culturels des milieux qui tirent mieux leur épingle du jeu. Et cela est une des explications de l'adhésion de plus en plus de femmes, mères notamment, au vote RN.
La rancoeur qui en découle vise essentiellement l'Etat qui abandonne les services publics; les familles d'immigrés qui soit disant "foutent le bordel dans les classes"; et les milieux cultivés, bobos ou pas...
Bien sûr la baisse du pouvoir d'achat joue un rôle, mais cela n'a pas de sens de la dissocier du racisme ou de la xénophobie qui s'y relie, puisque ces gens considèrent que les émigrés ( au sens large, "noirs" ou "arabes") viennent prendre une part de "notre gâteau", sans voir ou vouloir voir qu'ils contribuent à la réalisation du gâteau en question ... Tel est le ressort de l'obsession vers la préférence nationale.
Mais Félicien Faury approfondit l'observation en soulignant qu'en fait le racisme est systémique dans nos sociétés, et que la différence est surtout que tout le monde n'en bénéficie pas de la même manière. Il y a ceux qui peuvent se payer une bonne, changer d'habitat pour être dans l'entre-soi blanc, et bénéficier consciemment ou inconsciemment d'autre services sous-jacents au fonctionnement économique et culturel du pays, et il y a ceux qui n'ont pas les mêmes bénéfices. C'est parmi ces derniers que se situe la rancoeur contre l'autre. Mais alors pourquoi ne pas se retourner contre les vrais privilégiés plutôt que les émigrés et autres pauvres "assistés" ? C'est sans doute là qu'il y a une marge de manoeuvre politique: dans ces milieux il est acquis que les plus riches de la planète, les fameux Un pour cent, sont responsables des inégalités, mais pas les classes sociales qui sont plus directement au dessus, parce qu'elles sont plus familières.
Or F. Faury propose de politiser cette part d'inégalité, un peu comme savent le faire les féministes: certes le dominateur ou le prédateur est le macho caricatural, mais il est aussi le plus proche: l'amant, le mari, le frère, le collègue de travail etc ... Une idée à creuser n'est-ce-pas ?
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Elyamine Settoul est maître de conférences en science politique au sein de la chaire de criminologie du Cnam-Paris.
Membre de l’équipe PSDR3C du Cnam, il a créé et dirige le certificat de spécialisation Prévention de la radicalisation. Il dirige actuellement plusieurs projets européens en lien avec diverses formes de radicalités.
Il a publié en 2022 Penser la radicalisation djihadiste : acteurs, théories, mutations chez PUF.
À l’instar de nombreux pays européens, la société française est confrontée à la montée en puissance des phénomènes de radicalisation. Avec la massification des violences djihadistes, le phénomène est devenu en quelques années un objet d’étude central des recherches en sciences sociales. Cet intérêt croissant s’est traduit par un nombre exponentiel de publications au cours des cinq dernières années. On trouve aujourd’hui de nombreux livres témoignages, rapports parlementaires/d’expertise, thèses et enquêtes sociologiques sur ce thème. Des variables d’engagement aux processus de désengagement en passant par les nouvelles stratégies du cyber-recrutement, l’objet a été appréhendé par des disciplines diverses.
Pour la première fois, cet ouvrage propose aux lecteurs et lectrices un ouvrage synthétique sur l'ensemble des aspects du dossier, à la fois sociologique, géopolitique et théorique, sans laisser de côté l'expérience carcérale et la prévention.
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Des entretiens avec François Veillerette, porte parole de Générations Futures, sur les pesticides et les métalobolites, et avec Roland Desbordes, porte parole de la Criirad sur le nucléaire. Dans les deux cas, ce sont des conséquences néfastes pour des générations, même des siècles à venir.
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Les rencontres internationalistes « Les Peuples Veulent » reviennent pour une 5ème édition qui aura lieu cette fois à Marseille les 26 et 27 octobre 2024. En direct de la Cité des Arts de la Rue,je reçois Maité, Pablo, Soma et Théo. Après une présentation du programme de ce week end, nous tenterons de répondre à la question des enjeux d'un réseaux de solidarité transnational, et de sa capacité à nous sortir de la sidération que les guerres en cours provoquent sur nous.
Initialement impulsées par la Cantine Syrienne dans le sillage des révoltes de 2019, ces rencontres sont une proposition pour intensifier des circulations révolutionnaires entre luttes et territoires aux quatre coins du monde.
Une émission proposée et réalisée par Nassima, avec Saif..
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A 26 ans, Agathe Berthier a quitté son métier au sein de biennales d'art et de chateaux pour devenir bergère. De retour dans sa Provence natale, elle s'est formée à l'école des bergers du domaine du Merle à Salon de Provence. Après 4 ans passés à "faire la bergère", elle vient de publier le livre "Elever des brebis et des montons. Dans un esprit familial ou pastoral" aux éditions Ulmer.
Une émission collaborative réalisée par Julie et montée par Noelle.
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Présentations des rencontres les Peuples Veulent à Marseille
Les rencontres internationalistes « Les Peuples Veulent » reviennent pour une 5ème édition qui aura lieu cette fois à Marseille les 26 et 27 octobre 2024. Initialement impulsées par la Cantine Syrienne dans le sillage des révoltes de 2019, ces rencontres sont une proposition pour intensifier des circulations révolutionnaires entre luttes et territoires aux quatre coins du monde.
Une émission proposée et réalisée par Nassima, avec Matthieu.
Zinzine y sera samedi 26 avec le studio mobile.
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Un entretien avec quatre membres du réseau Buzuruna Juzuruna ("Nos graines sont nos racines") qui cultive une grande multitude de variétés de céréales et de légumes au Liban, qui distribue les semences et qui organise des formations agro-écologiques. La ferme principale est à Saadnayel dans la plaine de la Bekaa. Charlotte est française et y vit depuis plusieurs années; la famille de Hadi a une ferme située à environ 200 mètres de la frontière avec Israël; Bassima a grandi au Canada et est venue au Liban suite à l'explosion dans le port de Beirut, Erika cultive des légumes et multiplie des semences. Iels nous racontent leur désarroi face aux terribles destructions causées par les bombardements israéliens. Plus d'un million de personnes contraintes de quitter leur maison et chercher un abri ailleurs. Buzuruna Juzuruna est en train de fournir une aide alimentaire considérable aux personnes déplacées; Hadi et Charlotte ont mis en place une action de solidarité concrète et lancent un appel à soutien financier.
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Échanges et Partenariats (E&P) est une association créée en 2003 pour renforcer les partenariats entre organisations françaises et internationales engagées dans le champ de la solidarité internationale et pour répondre aux demandes d’engagement des jeunes générations. Elle vient de fêter ses 20 ans. Nous avons rencontré à son siège à Paris trois représentants d'E&P : Philippe Bourdier, président, Charlotte Metayer, salariée, et Anne Le Huerou, membre du Conseil d'Administration. Un survol de son histoire, de ses objectifs et activités.
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Présentation du Livres Mille vies, 82 prisonnier.es, Récits depuis la prison.
Ce sont mille vies en une seule, des histoires de gamins aux tumultes de l’adolescence, des galères vécues et des rebellions, et toujours la prison, dont il est difficile de sortir...
Avec Bruno Le Dantec, traducteur et Célio, éditeur
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La question israélo-palestinienne est traitée inégalement selon les médias, et l'opinion est souvent partagée, alors qu'avec un minimum d'humanité il y a longtemps que la soit-disant communauté internationale aurait dû obtenir au moins un cesser-le-feu et un cadre de négociation politique. Mais d'entrée il y a le problème de l'interdiction par Israel d'accéder aux territoires de la Palestine occupée, qui se pose.
Il faut dénoncer toutes les violences rappelle Joseph, et ne pas avoir peur de définir les termes dans leurs contradictions tel le fait qu'Israël tout en étant une référence pour les Juifs n'en est pas moins colonial, de même que le Hamas est une organisation de résistance palestinienne qui pratique la terreur.
Quant au terme de génocide il paraît justifié comme un risque à brandir pour essayer d'arrêter le massacre, plus que comme une vérité absolue qui nécessite un travail judiciaire, et qui peut être utilisée par des antisémites pour relativiser la Shoah, d'après notre interlocuteur. Concernant l'antisémitisme il faut donc à la fois se méfier de son instrumentalisation et de sa réalité. Mais ne pas tomber dans le piège de la symétrie pour autant: le nombre de morts de part et d'autre est d'une disproportion phénoménale, et il y a un colonisé et un occupant.
Quant à l'idée d'un Etat commun judéo-arabe elle est sans doute la meilleure mais on en a jamais été aussi loin de toute évidence.
Que l'on partage tout ou pas ce que dit Joseph, cette réflexion à haute voix a le mérite de chercher des définitions communes ...
40'
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Du 15 avril 1975 au 27 septembre 2024. A l'occasion su passage de Marwan Chahine aux Correspondances littéraires de Manosque, nous rencontrons Marwan Chahine, auteur franco-libanais de: Beyrouth : 13 avril 1975.Il s'agit de resituer ce jour où un car de Palestiniens a été massacré, ce qui a déclenché la guerre civile qui a déchiré le Liban jusqu'à la fin des années 1980.
Alors qu'Israël est a nouveau en train de frapper le Liban Marwan revient sur l'histoire de ce pays, et souligne comment les faiblesses structurelles favorisent la vulnérabilité du pays face aux agressions extérieures, comme si un cycle récurrent, déjà présent en 1975 et avant, continuait aujourd'hui, et comment au passage les bourgeoisies des différentes communauté ont objectivement bénéficié de la guerre des années 75-89 entre les différentes factions, avant que tout le monde y perde...
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Le 14 septembre 2024 s'est tenue une table ronde sur la biocoop de Forcalquier et de Reillanne. C'était dans le 04 mais cela parle à tout le monde puisqu'il s'agit de voir comment continuer à se procurer des aliments de bonne qualité produits dans de bonne conditions bio et éthique, le plus local possible et à un prix abordable pour tous. Ainsi se pose la question du rapport entre client.es, producteurs productrices, et salariés du magasin.
Donc ne pas s'en tenir à de la consommation anonyme mais faire preuve de transparence côté magasin et d'intérêt côté "consom'acteur", ou "consom'actrice". Bien se coordonner avec les producteurs et productrices également.
Cette biocoop, appelée Jojoba se porte bien, avec sa vingtaine de salariés et ses 3000 clients. Mais elle est bien plus sollicitée qu'avant par la pauvreté, ce qui l'a poussée à faire des réductions de 10% pour les faibles revenus, beaucoup de retraités en l'occurrence. Cela ne suffit pas, il faudrait des idées et des participations pour des projets tels qu'investir dans des jardins collectifs par exemple, suggère Joseph, le principal initiateur de cette table ronde. Dans le même sens une paysanne locale propose de lancer des récoltes collectives entre les personnes qui produisent et celles qui consomment.
La relation entre l'idéal d'un projet où les acteurs actrices seraient harmonieusement complémentaires, et la réalité, est bien sûr toujours complexe et l'enjeu de production de qualité pour des gens qui ont peu de moyens reste central, d'autant que le calcul des prix ne tient pas compte du surcoût en santé qu'engendre les produits industriels. L'idéal coopératif de la biocoop est aussi troublé ces derniers temps par une augmentation des vols, qui sont même parfois revendiqués. Mais cela correspond aussi à un monde de gens qui se connaissent en partie, et justement comme cette biocoop s'agrandit une intervenante insiste pour qu'il soit possible de connaître plus personnellement les membres du magasin ... Comme on dit en Provence, il s'en passe plus que dans une courge dans cette histoire !
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Entretien avec Mohammad Sabaaneh.
« 30 secondes. C’est le temps que durent les vidéos postées depuis Gaza sur les réseaux sociaux… Trente secondes pour un bref aperçu de l’enfer que vivent des êtres ni plus ni moins humains que nous… »
De Ramallah, où il vit, Mohammad Sabaaneh a entrepris de documenter la tragédie que vivent les Gazaouis depuis octobre 2023 à travers des dessins qui reproduisent les scènes des vidéos postées depuis Gaza. Il veut par là sauvegarder les traces de ce qui est en train de se passer, car ces images disparaissent les unes après les autres des réseaux sociaux, censurées par les grandes plateformes d’Internet.
Mohammad Sabaaneh sera dans notre studio pour nous parler de son travail et la situation à Gaza et en Cisjordanie. Bonne écoute.
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Anne Pirolet a pris sa retraite en juin 2024, après une vie d'infirmière dans les Alpes de Haute Provence. Presque une vie car elle fut auparavant traductrice et elle avait tâté du théâtre, dont le point commun reste la relation humaine, "le positionnement de l'infirmière est le premier soin" dit-elle. Une durée professionnelle au cours de laquelle elle a vu son monde évoluer à différents niveaux notamment technique. Est-ce un progrès ? Pour certaines choses oui, mais elle comme beaucoup d'autres est dévastée par la dégradation du système de santé.
Cependant le rapport officiel à la souffrance a changé, entre les temps où il n'était carrément négligé et aujourd'hui où depuis la loi Kouchner où la souffrance est prise en charge. Quant au rapport à la mort il est en pleine discussion, mais il y a toujours une terrible lacune en soins palliatifs dans ce pays.
Anne a de belle histoires et d'autres moins heureuses en mémoire, et au passage l'art de la seringue est évoqué avec expérience comme on s'en doute. Mais c'est tellement intuitif la capacité à piquer qu'elle ne peut pas donner la méthode infaillible et là aussi la relation est déterminante, "il faut parler"
Bien sûr on ne pouvait pas ne pas parler de la période Covid, qu'elle a vécu dans le brouillard au début, marquée entre autres par la mort d'un collègue à Strasbourg, puis le besoin de s'organiser, de protéger soi et les patients, dans l'improvisation, et parfois les contradictions des autorités. Fallait-il confinement, pass et autres impositions non discutées à la base ? Anne reste partagée et se garde de tirer des conclusions générales à partir de son expérience, qui était plutôt favorable au vaccin en l'occurrence.
Anne est connue dans le pays de Forcalquier pour ce qu'elle a apporté d'humanité, où elle n'a pas fini d'oeuvrer et d'accompagner, probablement dans une association d'aide aux soins palliatifs. Un entretien qui fait du bien ...
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